Psychic Freaks : Francis Nicholson

« Le film et la machine lumineuse de Roy Seburn balancent aux quatre coins du pavillon des mers rouges de science-fiction, intergalactiques ; l’huile, l’eau, les colorants des aliments sont écrasés entre les plaques de verre et projetés sur une telle échelle que le limon même de la Création cellulaire semble s’évader en ectoplasme dans l’éther, et les Morts* tombent là-dedans avec leur immense vibrato sous-marin, qui vibre, boume, des rocs aléoutiens aux falaises mythologiques du golfe de Californie. »

Tom Wolfe, Acid Test (traduction de Daniel Mauroc)

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Dernier personnage de la série des Psychic Freaks, voici une petit description de Francis Nicholson vu par son interprète :

« Francis poussa d’un pied le carton de biscuit chinois qui l’empêchait de pénétrer dans la salle de bain. Ça puait la crevette, ça ne venait ni de lui ni de la salle de bain mais bel et bien du carton, jamais il n’aurait du accepter et ramener ce carton a l’appartement, personne ne le prendrait plus au sérieux sur le végétarisme maintenant.

Il poussa le loquet de la salle de bain et se posa face au miroir. Il enleva la veste de costard bien trop grande pour lui et l’accrocha au mur. Il n’avait pas une trop sale tête malgré le bordel qui lui était arrive ces derniers jours. Il se sourit a lui même dans le miroir pour se persuader que tout allait bien et se raconter des bobard comme il se faisait a longueur de journée. Avec ses cheveux qui lui tombait sur les épaules et sa combo chemise blanc en lin, pantalon velours, il était a la pointe de la tendance. A poil, il était temps de prendre un bain. Il faudrait reprendre un peu de poids, il trouvait ses épaules un peu maigre, tandis que coulait l’eau chaude créant une vapeur qui le faisait disparaitre peu a peu du miroir.
John s’installa dans l’eau très chaude. Quelques goutes d’huile essentiel se serait parfait. Il saisi un gros livre artisanal posé a coté de la baignoire : Bomb and Flam against Specist Industry.
Parfait. Non… il manquait quelque chose. Il saisit difficilement une de ses chaussures et la jeta contre la porte de la salle de bain ! »

 

Et pour terminer une vidéo de « L’Acid Test Graduation » de 1966 avec la musique des « Morts reconnaissantes » dont parle Tom Wolfe, c’est à dire, des Grateful Dead, ainsi que la vidéo des Jefferson Airplaine « White Rabbit » avec un « light show » en fond.

« Les tests étaient à l’origine du style psychédélique et de pratiquement tout ce qui en était sorti. […] Tout s’étalait désormais au grand jour. Les « Spectacles Complets » – ils procédaient directement de leur combinaison de lumières, de projections cinématographiques, des stroboscopes, des bandes magnétiques, du rock’n’roll et de la lumière noire mêlés. […] Les Morts* étaient la contrepartie audio des projections lumineuses visuelles de Roy Seburn. »

Tom Wolfe, Acid Test (traduction de Daniel Mauroc)

* comprendre les Grateful Dead

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